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DE L'INFLUENCE DES RAYONS GAMMA SUR LE COMPORTEMENT DES MARGUERITES, Paul Newman, 1972

A découvrir au Champo en version restaurée à partir du 28 septembre 2022.  

Beatrice Hunsdorfer, femme abandonnée de quarante ans, élève seule ses deux filles de treize et dix-sept ans. Elle tente de rompre la routine en faisant des rencontres qui sont toujours de courte durée.

"A revoir De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites, le troisième film mis en scène par Paul Newman, la star n’en est pas sa femme, Joanne Woodward, récompensée pourtant à Cannes en 1973 par un prix d’interprétation. C’est la maison, où cohabitent trois femmes, une mère et ses deux filles. Demeure vaste, désordonnée et sombre, cocon pas vraiment inquiétant, juste asphyxiant. Ce n’est pas une maison où l’on vit : on y survit, à peine, et on vient y mourir – puisque au désespoir de Ruth, sa fille aînée, Beatrice est contrainte de sous-louer périodiquement une des chambres à des vieux en fin de vie, abandonnés par les leurs…
C’est presque un huis clos, inspiré par une pièce de théâtre d’ailleurs, signée Paul Zindel : imaginez du Tennessee Williams doux. Avec des mouvements de caméra discrets et une cruauté insidieuse, Newman y filme tout simplement la honte. Honte de la mère d’avoir laissé filer son mec, le temps, sa vie. Honte de Ruth de commencer à rater la sienne, auprès de cette mère excentrique, agaçante et ridicule (surnommée Betty-Zinzin par ses anciennes copines), et qu’elle imite, dans sa classe, lors d’une scène à la méchanceté sans appel…
Reste Matilda, la cadette, petit visage blond et fermé, aux yeux tristes ( Nell Potts, la fille de Newman et de Woodward). Elle, elle s’est réfugiée ailleurs, dans la science, petite fée de l’atome – le plus beau mot du monde, à ses yeux –, dont elle contemple, émerveillée, les transformations magiques. C’est elle qui étudie les effets des rayons gamma sur le comportement des marguerites. Pour ce qui est de l’effet du désespoir sur le comportement des êtres humains, elle le constate sans trop y pouvoir grand-chose. Mais la honte, au moins, elle ne connaît pas. Newman clôt son film sur son visage. Et sa voix intérieure qui répond à sa pauvre mère, en bout de course, que tout reste possible." - Télérama

TENDRES PASSIONS, James L. Brooks, 1983

A découvrir au Champo en version restaurée à partir du 28 septembre 2022.  

Aurora a élevé seule sa fille Emma. Mais son amour étouffant et ses angoisses conduisent Emma à se marier à la première occasion avec un jeune professeur d’université, Flap Horton. Le couple devient rapidement une famille avec trois enfants et se heurte à des difficultés financières et conjugales. Emma a de plus en plus besoin du soutien affectif de sa mère. Pendant ce temps, cette dernière commence à tisser des liens avec son voisin, Garrett Breedlove, un astronaute retraité…

A propos de Tendres passions, vous avez déclaré que votre naïveté vous avait beaucoup aidé. Que vouliez-vous dire par-là ?

La naïveté aide beaucoup. Je crois qu’il n’y a rien de plus beau que l’innocence, ne pas savoir quand on fait une er- reur. L’ennemi de la création, c’est la conscience de soi. Lorsque vous réalisez votre premier film vous n’êtes que passion, instinct, tout ce qui risque de se perdre par la suite et que vous tentez de garder vivant. Mais lors de votre premier film, vous ne pouvez compter que sur cela. Quand je tourne, j’oublie qui je suis, mais ça n’arrive pas tout le temps. Quand cela arrive, je reviens enfin à ce moment initial de naïveté. (...)" - Extraits de l’entretien réalisé par Jean-Sébastien Chauvin Cahiers du cinéma, Mars 2011

RETROSPECTIVE MARGARETHE VON TROTTA

Pour la première fois en version restaurée 4K, quatre films rares et magnifiques de Margarethe von Trotta, au Champo à partir du 12 octobre 2022 !

Les deux premiers films de Margareth von Trotta - Portraits de femmes bouleversants dans l'Allemagne des années 70 :
- "L'honneur perdu de Katharina Blum", 1976, réalisé par Volker Schlöndorff et Margarethe von Trotta avec Angela Winkler et Mario Adorf
- "Le second éveil de Christa Klages", 1978, avec Tina Engel et Katharina Thalbach

Deux chefs d'oeuvres invisibles depuis 40 ans:
- "Les années de Plombs", avec Barbara Sukowa et Jutta Lampe, Lion d'or à la Mostra de Venise 1981
- "Rosa Luxembourg", avec barbara Sukowa et Daniel Olbrychski, Prix d'interprétation féminine du Festival de Cannes pour Barbara Sukowa en 1986


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