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Festivals - Cycles - Retrospectives

Les FESTIVALS, CYCLES, RETROSPECTIVES de PATRIMOINE, et AVANT-PREMIERES au CHAMPO :

Au Champo, les festivals, cycles et rétrospectives font vivre le cinéma de patrimoine toute l’année.
Venez (re-)découvrir, dans le cadre d’un cinéma classé, au cœur du Quartier Latin, des films cultes et incontournables, soigneusement sélectionnées par l’équipe du Champo : Ces œuvres qui ont façonné l’histoire du 7ᵉ art invitent, sur grand écran, à un dialogue vivant entre leur contexte historique et le regard d’aujourd’hui : Classiques restaurés, Hommages à de grands auteurs, Rétrospectives consacrées à un acteur ou à un cinéaste, Cycles thématiques, Focus sur un pays, ou Panoramas de courts métrages, et aussi des avant-premieres.

Actuellement au Champo, et prochainement : 

📍 Rétrospective AKIRA KUROSAWA – Trois chefs-d'œuvre (restaurés en 4K) qui illustrent la richesse du cinéma de Kurosawa : tragédie, aventure et film de sabre : LE CHÂTEAU DE L'ARAIGNÉE,  LA FORTERESSE CACHÉE, SANJURO.
Actuellement au Champo

📍 LAWRENCE D’ARABIE (Lawrence of Arabia)  de David Lean, 1962. L’un des plus grands spectacles jamais conçus pour le cinéma; Dans l’immensité du désert, David Lean filme la naissance d’une légende — et le vertige d’un homme dépassé par son propre mythe.
Actuellement au Champo.

📍 INTÉGRALE  TATI AU CINÉMA : Monsieur Hulot revient au Champo avec sa démarche inimitable, ses silences, ses maladresses et son regard tendre sur le monde moderne. 6 longs-métrages nouvellement réstorés 4K pour un cinéma du geste, du son, du gag discret et du grand écran, où chaque porte, chaque vélo, chaque voiture et chaque passant peut devenir un événement.
Actuellement au Champo


PROCHAINEMENT 

📍 DES JOURS ET DES NUITS DANS LA FORÊT,  de SATYAJIT RAY. Une escapade sensuelle et ironique où Satyajit Ray transforme les vacances de quatre citadins en jeu de séduction et en mise à nu de leurs certitudes sociales et masculines.
A partir du 19 août

 

📍 A SWEDISH LOVE STORY,  de Roy Andersson. Pär et Annika découvrent l’amour. Ils ont quinze ans. L’été est immense. Le monde des adultes leur semble bien étroit.
A partir du 2 septembre

📍 LA FEMME DU DIMANCHE,  de Luigi Comencini. Sous les apparences d’une brillante énigme criminelle, Comencini signe le portrait drôle, acide et désabusé de la haute société turinoise. 
A partir du 9 septembre

📍 Festival PLAY-IT AGAIN, 12 édition, au Champo.  Les Films d'Hier dans les cinémas d'aujourd'hui. 
du 17 au 27 septembre

📍 LOS GOLFOS (Les Voyous),  de Carlos Saura. Premier film coup de poing sur la jeunesse marginale du Madrid franquiste
À partir du 23 septembre
 

📍 MAISON DE POUPÉE (A Doll's House), de Joseph Losey.   Lorsqu’un secret met son mariage en péril, Nora réalise que la vie confortable qu’elle menait n’était peut-être qu’un rôle joué dans une maison de poupée.
À partir du 30 septembre

 


Venez (re)découvrir, dans le cadre du cinéma classé LE CHAMPO, des œuvres soigneusement sélectionnés par LE CHAMPO qui ont façonné l’histoire du 7ᵉ art et invitent, sur grand écran, à un dialogue vivant entre leur contexte historique et le regard d’aujourd’hui.

*** ci-dessous, les informations détaillées sur les films.

HORAIRES

Horaires - cinéma le Champo - Semaine 31

LES FILMS et SÉANCES

Affiche de la retrospective Akira KUROSAWA, au Champo

AKIRA KUROSAWA. 3 chefs-d'oeuvre restaurés 4K. à partir du 12 aout

Akira Kurosawa (1910-1998) est l'une des figures majeures de l'histoire du cinéma mondial. Cinéaste japonais le plus connu à l'international, il a profondément influencé plusieurs générations de réalisateurs, de Sergio Leone à George Lucas, Martin Scorsese, Francis Ford Coppola ou Steven Spielberg.

« L'œuvre de Kurosawa est aujourd'hui encore une grande source d'inspiration pour nous tous. » Steven Spielberg

Son cinéma allie une maîtrise visuelle exceptionnelle, un sens unique du mouvement, une direction d'acteurs magistrale et une réflexion constante sur la justice, le pouvoir, la loyauté et la condition humaine. De Rashōmon aux Sept Samouraïs, de Vivre à Ran, et avec ces 3 chef-d'oeuvre, son œuvre demeure l'une des plus admirées de toute l'histoire du cinéma.

Trois films, trois visages d'un immense cinéaste.

📍 LE CHÂTEAU DE L'ARAIGNÉE (Kumonosu-jō) 1957. Quand Shakespeare rencontre le Japon des samouraïs.
Une adaptation saisissante de Macbeth, où la soif de pouvoir entraîne un seigneur de guerre vers une chute aussi inévitable que terrifiante.

A savoir: La célèbre scène finale, où Washizu est criblé de flèches, fut tournée avec de véritables archers tirant de vraies flèches autour de Toshirō Mifune.

Bien que sorti avant l'essor des grands festivals internationaux, le film est aujourd'hui considéré comme l'un des sommets de la filmographie de Kurosawa, et une référence incontournable du cinéma japonais. Il figure régulièrement dans les classements des meilleurs films de tous les temps.

📍 LA FORTERESSE CACHÉE (Kakushi toride no san akunin) - 1958. Le film qui inspira Star Wars… mais surtout l'un des plus grands films d'aventure jamais réalisés.

Une princesse en fuite, un général fidèle, deux paysans cupides embarqués dans une mission périlleuse visant à sauver une princesse et un trésor : un récit d'aventure d'une modernité éblouissante.

Récompense: Ours d'argent du meilleur réalisateur au Festival de Berlin 1959. Film considéré comme l'un des grands films d'aventure de l'histoire du cinéma.

A savoir: George Lucas a reconnu que La Forteresse cachée fut l'une des principales sources d'inspiration de Star Wars. Les deux paysans ont directement inspiré le duo C-3PO / R2-D2, tandis que la princesse Yuki annonce la princesse Leia.

À voir et revoir, parce qu'il conjugue suspens, humour, aventure et souffle épique avec une virtuosité et une inventivité qui continuent d'influencer le cinéma contemporain.

📍 SANJURO - 1962. L'élégance du sabre au service de la justice. Le plus emblématique des films de sabre, porté par un Toshirō Mifune au sommet de son art.

Un samouraï solitaire accepte d'aider neuf jeunes guerriers idéalistes à déjouer un complot politique, avec autant d'intelligence que de coups de sabre.

Immense succès public au Japon dès sa sortie, Sanjuro est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands chanbara (films de sabre) de l'histoire et l'un des rôles emblématiques de Toshirō Mifune.

Le duel final est devenu l'une des scènes les plus célèbres de toute l'histoire du cinéma japonais. Kurosawa retarde l'explosion de violence jusqu'à un dénouement d'une fulgurance inoubliable, souvent cité parmi les plus grands duels jamais filmés.

 Pourquoi Kurosawa est-il un cinéaste majeur ?

Akira Kurosawa a profondément influencé le cinéma mondial. George Lucas (Star Wars), Sergio Leone (Pour une poignée de dollars), Steven Spielberg, Francis Ford Coppola, Martin Scorsese ou encore Quentin Tarantino revendiquent son héritage.
Son sens du récit, du mouvement, du cadre et de la direction d'acteurs a redéfini les codes du cinéma d'aventure, du western, du film de guerre et du film de sabre.
Plus de soixante ans après leur réalisation, ses films demeurent d'une modernité saisissante.

Voir Kurosawa aujourd'hui, c'est remonter à la source d'une partie du cinéma moderne.

  • « L'œuvre de Kurosawa est aujourd'hui encore une grande source d'inspiration pour nous tous. » - Steven Spielberg
  • « Étudier Kurosawa, c'est étudier le cinéma lui-même » - Martin Scorsese
  • « La Forteresse cachée a été une influence majeure sur Star Wars » - George Lucas
  • « Akira Kurosawa est mon maître » - Francis Ford Coppola
  • « Kurosawa est l'un des très rares cinéastes dont chaque film est un événement » - Andreï Tarkovski
  • « Il a influencé tous les réalisateurs de ma génération » - Clint Eastwood
  • « Kurosawa était un maître absolu du langage cinématographique » - James Cameron
  • « Tous les cinéastes du monde doivent quelque chose à Kurosawa » - Spike Lee
  • « Kurosawa comptait parmi les véritables grands noms du cinéma. » - George Lucas

Lawrence d’Arabie de David Lean prochainement au Champo à partir du 27 juillet, avec Peter O’Toole dans le rôle de T. E. Lawrence.

LAWRENCE D’ARABIE (Lawrence of Arabia) — David Lean, 1962

Un homme, un mythe, un désert infini : avec Lawrence d’Arabie, David Lean signe l’un des sommets absolus du cinéma épique. À partir du 27 juillet, Le Champo vous invite à redécouvrir Lawrence d’Arabie.

Porté par l’interprétation magnétique de Peter O’Toole, aux côtés d’Omar Sharif, Alec Guinness et Anthony Quinn, le film retrace le destin de T. E. Lawrence, officier britannique engagé dans la révolte arabe contre l’Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale.

Synopsis : Pendant la Première Guerre mondiale, le jeune officier britannique T. E. Lawrence est envoyé dans la péninsule arabique pour prendre contact avec les forces arabes révoltées contre l’Empire ottoman. Fasciné par le désert et par ceux qui le traversent, il s’engage peu à peu aux côtés du prince Fayçal et participe à une campagne militaire d’une ampleur spectaculaire, entre raids, alliances tribales et opérations décisives.

Mais derrière l’épopée, David Lean filme surtout la naissance d’un mythe — et son trouble. Lawrence devient une figure héroïque, admirée autant qu’instrumentalisée, mais se retrouve pris entre plusieurs mondes : l’Empire britannique, la cause arabe, la stratégie militaire et sa propre soif de grandeur. Le film raconte ainsi autant une aventure monumentale qu’un vertige intérieur : celui d’un homme qui finit par se perdre dans la légende qu’il a contribué à créer.

Récompenses : Lawrence d’Arabie a obtenu 10 nominations aux Oscars et remporté 7 Oscars, dont :

  • Meilleur film — Sam Spiegel
  • Meilleure réalisation — David Lean
  • Meilleure photographie couleur — Freddie Young
  • Meilleur montage — Anne Coates
  • Meilleure musique originale — Maurice Jarre
  • Meilleur son
  • Meilleurs décors couleur

Peter O’Toole fut nommé comme meilleur acteur et Omar Sharif comme meilleur acteur dans un second rôle.


Événement Jacques Tati — 6 films en nouvelles restaurations 4K

Un vélo file trop vite, une porte automatique hésite, un poisson-fontaine se déclenche au mauvais moment : Jacques Tati revient au Champo, et le monde moderne n’a qu’à bien se tenir.

À travers ses six longs-métrages, cette rétrospective invite à redécouvrir un cinéma du geste, du son, du détail et du burlesque, dans de nouvelles restaurations 4K.

Jacques TATI

Jacques Tati occupe une place unique dans l’histoire du cinéma français. Héritier du music-hall, du mime et du burlesque muet, il a inventé une forme immédiatement reconnaissable : peu de dialogues, beaucoup de sons, une attention extraordinaire aux corps, aux objets, aux décors et aux petits accidents du quotidien. De Jour de fête à Playtime, son cinéma observe la modernisation de la société française — la vitesse, l’architecture, la consommation, l’automobile, la technologie — sans jamais perdre sa tendresse pour les rêveurs, les maladroits, les enfants, les chiens et les passants qui ne marchent pas tout à fait au bon rythme.

Chez Tati, le gag n’est jamais seulement une chute : c’est une manière de regarder le monde. Un village s’emballe parce qu’un facteur veut aller plus vite. Une plage devient une chorégraphie de vacances. Une maison moderne se transforme en piège design. Un aéroport, un restaurant, un salon de l’automobile ou une piste de cirque deviennent des laboratoires d’observation. Tout semble réglé au millimètre, et pourtant tout déraille — délicatement.

LES 6 FILMS DU CYCLE 

📍 Jour de fête (1949) transforme la tournée d’un facteur en ballet rural de la modernité.
Un village tranquille, une fête foraine, un facteur survolté : la modernité arrive à bicyclette, et elle n’a pas très bien vérifié ses freins.
Naissance du regard Tati : un comique sans méchanceté, un sens du rythme unique, une tendresse pour la France des villages, et déjà cette question centrale : faut-il vraiment aller plus vite pour mieux vivre ?

Carlotta présente ce film comme le “premier chef-d’œuvre burlesque”.

📍 Les Vacances de Monsieur Hulot (1953) invente Hulot et fait d’une station balnéaire un théâtre du temps libre. 
Monsieur Hulot arrive à la mer. Les vacanciers n’étaient pas prêts. Les portes battantes non plus.
Un film d’une douceur trompeuse : tout semble léger, presque immobile, mais chaque plan est un piège comique. Les Vacances de Monsieur Hulot donne envie de partir à la mer — mais peut-être pas dans le même hôtel que Monsieur Hulot.
Prix Louis-Delluc 1953 et sera nommé à l’Oscar du meilleur scénario original en 1956

📍 Mon Oncle (1958) oppose la fantaisie des vieux quartiers à l’absurdité brillante d’une maison ultra-moderne.
Une maison ultra-moderne, un poisson-fontaine très susceptible, un oncle pas assez rentable : bienvenue dans le confort compliqué. 
Peut-être le film le plus immédiatement accessible de Tati : drôle, coloré, cruel juste ce qu’il faut, et incroyablement actuel dans sa manière de regarder les objets censés nous simplifier la vie. Le design y est impeccable ; l’humain, heureusement, l’est beaucoup moins.
Prix spécial du jury au Festival de Cannes 1958 et l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1959.

📍 Playtime (1967). Œuvre monumentale de Jacques Tati, Playtime est une expérience visuelle et sonore unique, qui transforme la ville moderne en immense terrain de jeu burlesque où l’homme tente de rester humain parmi le verre, l’acier et les automatismes.
Des vitres, des reflets, des bureaux, des touristes, un restaurant qui s’écroule poliment : la modernité fait son numéro,la fête surgit, et le chaos rend enfin le monde habitable.

📍 Trafic (1971). Monsieur Hulot prend la route. La voiture avance, le monde klaxonne, et la ligne droite devient une hypothèse optimiste.
Peut-être l’un des Tati les plus directement actuels. Il suffit de regarder un rond-point, un périphérique ou un conducteur pressé pour comprendre que le film n’a pas vieilli. Tati ne condamne pas seulement l’automobile : il observe ce qu’elle fait à nos gestes, à notre patience, à notre rapport aux autres.
Un film de bouchons, de détours et de regards amusés : un road movie où la route importe moins que les petites folies qu’elle révèle.

📍 Parade (1974) revient au cirque et au music-hall pour célébrer le spectacle vivant, l’enfance et l’invention collective.
Jacques Tati entre en piste : un cirque, des clowns, des acrobates, des enfants, des spectateurs… et soudain, toute la salle devient spectacle.
Un Tati plus léger, plus intime, plus joueur — un Tati qui tend la main au public et lui dit presque : “Entrez, il reste une place sur la piste.”



DES JOURS ET DES NUITS DANS LA FORÊT (1970) de Satyajit Ray

Ils voulaient fuir la ville. La forêt va les mettre à nu. Quelques jours loin de Calcutta... Assez pour que les masques commencent à tomber.

Quatre amis quittent Calcutta pour quelques jours dans la forêt, mais leurs rencontres avec trois jeunes femmes vont troubler leur insouciance et révéler ce qu’ils cherchaient à laisser derrière eux.

Récompenses et festivals : Berlinale 1970 : sélection en compétition officielle. Festival de Cannes 2025 — Cannes Classics : présentation mondiale de la nouvelle restauration 4K.

Une scène est devenue particulièrement célèbre : réunis dans la forêt, les personnages jouent à un jeu de mémoire en citant tour à tour des noms de personnalités. Derrière son apparente simplicité, cette séquence révèle ...

Bonne découverte et redécouverte d’une œuvre longtemps difficile à voir dans de bonnes conditions.

une jeune femme blonde entourée de deux adolescents devant un grillage, visuel du film A Swedish Love Story de Roy Andersson, au Champo dès le 2 septembre.

A SWEDISH LOVE STORY (1970)

Une histoire de premier amour, lumineuse et sensuelle, dans laquelle Roy Andersson oppose la liberté fragile de l’adolescence aux frustrations et aux renoncements du monde adulte.

Pär et Annika se rencontrent dans le parc d’un hôpital où leurs familles sont venues rendre visite à des proches. Ils ont quinze ans et, presque aussitôt, quelque chose les attire l’un vers l’autre.

Ils se cherchent, s’écrivent, se retrouvent à moto et tentent d’inventer une histoire qui ne ressemble qu’à eux. 

Roy Andersson n’a que 27 ans lorsqu’il réalise ce premier long métrage, un an après avoir quitté l’école de cinéma. Son succès public et critique, notamment à la Berlinale, lance sa carrière internationale.

Le film porte déjà en lui un thème qui traversera toute son œuvre : la difficulté d’aimer et de rester humain dans un monde qui nous apprend peu à peu à nous protéger des autres.

Récompense: Berlinale 1970 : sélection en compétition officielle ; Prix de la critique au Festival de Berlin. Guldbagge 1970 du meilleur film, principale récompense du cinéma suédois. Choisi pour représenter la Suède dans la course à l’Oscar du meilleur film étranger

Un homme et une femme au premier plan dans une foule à Turin, visuel du film La Femme du dimanche de Luigi Comencini, au Champo dès le 9 septembre.

LA FEMME DU DIMANCHE (1975) de Luigi Comencini

À Turin, le meurtre a ses manières. Et les suspects, beaucoup de style.

Un polar mondain, solaire et délicieusement venimeux, dans lequel Luigi Comencini transforme une enquête criminelle en radiographie mordante de la haute bourgeoisie turinoise.

À Turin, Garrone, architecte médiocre mais familier des cercles les plus fortunés de la ville, est retrouvé assassiné chez lui dans des circonstances pour le moins embarrassantes.

L’enquête est confiée au commissaire Santamaria, homme courtois et méthodique, originaire d’un milieu modeste du sud de l’Italie. Parmi les principaux suspects figurent Anna Carla Dosio, séduisante épouse d’un riche industriel, désœuvrée et volontiers provocatrice ; Massimo Campi, héritier désabusé et ami de la victime ; et Lello Riviera, jeune fonctionnaire passionné qui entreprend sa propre enquête.

Mastroianni, Bisset et Trintignant forment un triangle magnifique : le policier qui regarde, la suspecte qui s’amuse et l’héritier qui s’ennuie. Autour d’eux, Turin devient un labyrinthe de jardins privés, de marchés populaires, de demeures bourgeoises et de frontières sociales invisibles.

Un film policier chic, drôle et désabusé, à savourer autant pour le plaisir de l’enquête que pour la précision de son regard sur les puissants.

A noter : L’arme utilisée pour assassiner Garrone — une imposante sculpture phallique en pierre — donne immédiatement le ton : chez Comencini, même le crime peut être à la fois grotesque, révélateur et socialement très compromettant.

VERSION RESTAURÉE

FESTIVAL 'PAY-IT AGAIN'

Une sélection CHAMPO de 5 films restaurés, pour retrouver cinq formes très différentes du plaisir cinématographique : la légèreté d’une comédie parisienne, la puissance sensorielle d’une fresque épique, la poésie d’archives, l’intelligence d’une satire et la jubilation collective d’un film culte.

Acteurs principaux
Mylène Demongeot, Henri Vidal, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Martin Sheen, Marlon Brando, Harrison Ford, Robert Duvall, Louis Jouvet, Pierre Renoir, Jean Brochard, Lino Ventura, Bernard Blier, Francis Blanche, Jean Lefebvre et Claude Rich

📍 Jeudi 17 septembre à 19h30 : SOIS BELLE ET TAIS-TOI  de Marc Allégret.

🎬  Une fugueuse intrépide et un jeune inspecteur se prennent mutuellement pour ce qu’ils ne sont pas dans une comédie policière menée à un rythme effréné.

📍 Vendredi 18 septembre à 21h : APOCALYPSE NOW FINAL CUT de Francis Ford Coppola.

🎬  Chargé d’éliminer un colonel devenu incontrôlable, le capitaine Willard remonte un fleuve qui le conduit au plus profond de la guerre et de la folie humaine.
 

📍 Samedi 19 septembre à 18h : PARIS LA BELLE  de Pierre Prévert
** Projection suivie d’une rencontre avec Carole Aurouet, professeure des universités en études cinématographiques et audiovisuelles à l’Université Gustave Eiffel et spécialiste de l’œuvre de Jacques Prévert.

🎬  À trente ans de distance, les frères Prévert observent Paris changer et se demandent avec tendresse si la capitale était vraiment mieux autrefois.

📍 Vendredi 25 septembre à 20h30 : KNOCK  de Guy Lefranc
** Présentation et discussion après le film avec Nicolas Billon, réalisateur de documentaires consacrés au cinéma, notamment coauteur d’un film sur la collaboration entre Marcel Carné et Jacques Prévert, et qui prépare actuellement un documentaire sur Louis Jouvet.

🎬  Arrivé dans un village dont les habitants se portent désespérément bien, un médecin entreprend de les convaincre qu’ils sont tous des malades qui s’ignorent.

📍 Dimanche 27 septembre à 18h30 : LES TONTONS FLINGUEURS  de Georges Lautner
Présentation et discussion après le film avec Sylvain Perret, spécialiste de Georges Lautner et auteur de la biographie Georges Lautner, l’œil du professionnel, annoncée pour octobre 2026.

🎬  Un ancien truand chargé de veiller sur une jeune femme et un empire clandestin doit remettre de l’ordre parmi des associés particulièrement susceptibles.
Une succession encombrante déclenche une guerre de gangsters dont les mots font presque autant de dégâts que les silencieux. 

LOS GOLFOS (1959) de Carlos Saura

ILS N’ONT RIEN. SAUF LEUR BANDE, LEUR RAGE ET LE RÊVE DE L’UN D’EUX.

Dans les faubourgs de Madrid, une bande de jeunes désœuvrés multiplie les mauvais coups afin de financer le rêve de l’un des leurs : devenir torero.

Un premier long métrage dans lequel Carlos Saura mêle néoréalisme, chronique de la jeunesse et film noir pour révéler l’envers du Madrid franquiste.

Los Golfos contient déjà tout ce qui fera la force du cinéma de Carlos Saura : le regard porté sur les exclus, la violence souterraine de la société espagnole, la tension entre désir de liberté et enfermement social.

Cette nouvelle restauration 4K permet surtout de redécouvrir le film dans une version reconstituant au plus près celle que Saura avait présentée avant les coupes imposées par la censure franquiste.

Sélection officielle en compétition – Festival de Cannes 1960. Los Golfos y fut présenté aux côtés de films comme La Dolce Vita, L’Avventura, Le Trou et La Source.

Rude, physique et étonnamment moderne, Los Golfos est à la fois un film de bande, une tragédie sociale et l’acte de naissance d’un immense cinéaste.

Affiche du film Maison de poupée de Joseph Losey projetée au Champo, adaptation de la pièce d’Henrik Ibsen avec Jane Fonda dans le rôle de Nora.

MAISON DE POUPÉE (1972) de Joseph Losey

Lorsqu’un secret menace de faire voler en éclats son mariage, Nora découvre que la vie confortable qu’elle croyait mener n’était peut-être qu’une maison de poupée.

Sous ses étoffes, ses meubles précieux et ses intérieurs soigneusement composés, Maison de poupée raconte une violence presque invisible : celle d’un amour qui ne reconnaît pas l’autre comme un être libre.

Joseph Losey observe la mécanique du couple avec une précision implacable. Torvald ne se considère pas comme un tyran ; il pense aimer Nora. Mais il l’aime comme une chose délicate, charmante et dépendante — une poupée à protéger tant qu’elle demeure à la place qu’il lui a assignée.

Face à lui, Jane Fonda accomplit une transformation remarquable. Son émancipation ne surgit pas comme un manifeste abstrait, mais comme une prise de conscience intime, douloureuse et irréversible.

Plus d’un siècle après Ibsen, la question posée par Nora conserve toute sa force : peut-on aimer véritablement quelqu’un sans le reconnaître comme son égal ?

Présenté hors compétition au Festival de Cannes 1973

À voir ou revoir, pour cette rencontre entre Joseph Losey et Henrik Ibsen, deux artistes qui n’ont cessé d’interroger les rapports de domination dissimulés sous les apparences de la respectabilité. Et pour Jane Fonda, qui fait évoluer Nora de la légèreté apparente vers une lucidité bouleversante.



Le Champo vous souhaite des bonnes séances cinéma.


* Programmation prévisionnelle — les dates de sortie et les séances peuvent être ajustées. Les horaires définitifs sont ceux indiqués dans la grille hebdomadaire et au moment de la réservation.