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CINÉ-CLUBS

Au Champo, le cinéma se regarde et se partage.

Nos ciné-clubs sont des moments de découverte et de débat, où chaque spectateur va (re)découvrir des films avec un regard nouveau :

  • B.O. ciné-club
  • Les Lundis Hongrois
  • Les Rencontres de l'Histoire

Détails, synopsis et liens ci-dessous 


** B.0. Ciné-club : Écoutez le cinéma autrement.

Un jeudi par mois, le B.O. Ciné-Club fait résonner les grandes musiques de films. 

Au programme, des chefs-d'oeuvre choisis, accompagnés avec PRÉSENTATION, PROJECTION, ANALYSE ET ÉCHANGES animés Jean-Christophe MANUCEAU, auteur de livres sur le cinéma et la musique de film.

Programme de septembre à décembre 2026

📍 LA PLANÈTE DES SINGES  (1968) de Franklin J. Schaffner
Musique : Jerry Goldsmith
Jeudi 10 septembre à 20h00

📍 PONYO SUR LA FALAISE (2008) de Hayao Miyazaki
Musique : Joe Hisaishi
Jeudi 15 octobre à 20h00

📍 LA GUERRE DU FEU  (1981) de Jean-Jacques Annaud
Musique : Philippe Sarde
Jeudi 5 novembre à 20h00

📍 LES MARIÉS DE L’AN II  (1971) de Jean-Paul Rappeneau
Musique : Michel Legrand
Jeudi 17 décembre à 20h00


    ** Les Lundis Hongrois

    Le Champo est associé à l’Institut Liszt et aux Archives du film hongroises pour partager avec ses spectateurs des trésors du cinéma hongrois : des films rares, projetés en VOSTF, accompagnés d’échanges qui font toute la richesse de l’expérience Champo. Un regard unique sur l’histoire et la culture de la Hongrie à travers le cinéma,

    Des images qui parlent de Liberté, d'Amour et de Mémoire. Une fois par mois, PRÉSENTATION, PROJECTION, DÉBAT. Les séances sont animées par Joël Chapron, spécialiste des cinématographies d’Europe de l’Est.

    2026-2027 : Rétrospective KAROLY MAKK, en neuf films, et une séance exceptionnelle consacrée à Péter Gothár

    Pour rappel, 
    2025-2026 : Rétrospective István Szabó en 9 films   (voir les affiches dans le carrousel ci-dessous)


    ** Les Rencontres de L’Histoire 

    En partenariat avec le magazine L’Histoire, Le Champo propose un ciné-club qui revisite les grandes secousses du XXᵉ siècle et les mémoires du monde contemporain à travers des films rares, des avant-premières et des œuvres majeures.
    Chaque séance est suivie d’une rencontre avec des historiens et des cinéastes pour éclairer le contexte des films, confronter les points de vue et questionner notre rapport aux images d’archives, aux procès, aux révolutions, aux dictatures, aux résistances.

    Les Rencontres de L’Histoire  sont le lieu idéal pour celles et ceux qui aiment comprendre autant que ressentir : un rendez-vous régulier où l’on vient voir un film fort, puis en débattre ensemble, dans la salle mythique du Champo.

     📍 Programmation en cours. Nous nous retrouvons au mois de septembre. 


    B.O. Ciné-club

    Le Cinéma s'écoute autant qu'il se regarde, Ciné-club B.O. cinéma au Champo - avec Jean-Christophe Manuceau

    Une fois par mois, le B.O. Ciné-Club fait résonner les grandes musiques de films. Projection, présentation, débat : Écoutez le cinéma autrement.

    Aux côtés de Jean-Christophe Manuceau, romancier et auteur de livres sur la musique au cinéma, et passionné, découvrez comment une Bande Originale dialogue avec l’image, accompagne nos émotions, contribue au succès du film, et façonne la mémoire du cinéma.


    Quand la musique raconte ce que les dialogues ne disent pas.

    Au cinéma, certaines musiques restent gravées dans notre mémoire autant que les images elles-mêmes. Elles créent des émotions, racontent ce que les personnages taisent, donnent une identité à un monde ou deviennent immédiatement reconnaissables. Une grande Bande Originale ne se contente pas d’accompagner un film : elle en devient la mémoire. Les quatre œuvres réunies cette saison au Champo en offrent une démonstration éclatante.

    Pour cette nouvelle saison (automne 2026), le B.O. Ciné-club propose quatre œuvres où la musique occupe une place essentielle. De la science-fiction visionnaire à l’aventure romantique, du conte japonais à la préhistoire imaginée, chaque projection sera l’occasion de découvrir comment un compositeur transforme un film en expérience sensorielle.

    * Dans Ponyo sur la falaise, Joe Hisaishi traduit l’émerveillement de l’enfance. Les regards, les silences et les paysages prennent une dimension presque magique grâce à une musique qui semble respirer au rythme de la mer.

    * Dans La Planète des singes, Jerry Goldsmith nous fait ressentir l’étrangeté d’un monde où tous nos repères ont disparu. Dès les premières minutes, avant même que les personnages comprennent où ils sont, nous l’entendons déjà.

    * Dans Les Mariés de l’An II, Michel Legrand accompagne l’élan du récit. Ses thèmes donnent au film son souffle, son panache et son romantisme. Ils expriment l’énergie de deux personnages emportés par l’Histoire plus sûrement que de longs dialogues.

    * Enfin, La Guerre du feu pousse cette idée à son extrême. Les personnages parlent peu, et dans une langue inventée. Philippe Sarde devient alors, d’une certaine manière, leur interprète : sa musique donne une voix aux émotions, à la peur, à la curiosité, à la naissance de l’amour.

    Ces quatre films appartiennent à des univers très différents, mais ils partagent une même conviction : certaines choses ne peuvent être dites. Elles doivent être entendues.


    LA PLANÈTE DES SINGES (1968) - Franklin J. Schaffner

    Musique : Jerry Goldsmith

    l’Homme face à sa propre disparition.

    🎬  Une œuvre majeure de la science-fiction, aussi spectaculaire que visionnaire, qui interroge avec une redoutable intelligence notre rapport au pouvoir, à la civilisation et à notre propre humanité.

    📖  À la suite d'un voyage spatial, un astronaute découvre une planète où les singes dominent les hommes et où une vérité bouleversante l'attend au terme de son périple.

    Pourquoi cette B.O. est exceptionnelle

    Jerry Goldsmith compose ici l’une des partitions les plus audacieuses de toute l’histoire du cinéma. il a construit un univers sonore inédit : percussions primitives,  cors utilisés de manière expérimentale, piano préparé, effets de souffle, rythmes irréguliers, dissonances.
    Le résultat est déroutant, inquiétant, presque “animal”. La musique ne cherche jamais à rassurer le spectateur : elle le place immédiatement sur une planète étrangère.

    A remarquer : la musique refuse délibérément toute mélodie rassurante. Le spectateur n’a jamais de “chez lui”. Comme Taylor, il est perdu.

    Aujourd’hui encore, cette partition est étudiée dans les écoles de musique de film.
    Et le thème est devenu culte chez les compositeurs de musique de film.

    Pourquoi Jerry Goldsmith 

    À la fin des années 1960, Goldsmith est l’un des compositeurs les plus inventifs d’Hollywood. Quelques années plus tard il composera notamment : Patton, Chinatown, Alien, Star Trek,Gremlins, Basic Instinct, et L.A. Confidential

    Le réalisateur dira plus tard que cette musique avait largement contribué à rendre crédible un monde totalement imaginaire.

    PONYO SUR LA FALAISE (2008) - Hayao Miyazaki

    Musique : Joe Hisaishi

    Le regard de l'enfant sur le monde et sur le vivant.

    🎬  Un conte merveilleux d'une infinie délicatesse, où Hayao Miyazaki célèbre l'enfance, la nature et la puissance de l'imaginaire à travers une aventure aussi poétique que spectaculaire.

    📖  Après avoir recueilli une petite créature venue de la mer, un jeune garçon voit son amitié avec elle bouleverser l'équilibre du monde et entraîner une extraordinaire aventure entre terre et océan.

    " Écouter Ponyo, c’est retrouver son regard d’enfant. "

    Pourquoi cette musique est exceptionnelle.

    Depuis plus de 40 ans, Joe Hisaishi accompagne l’univers de Miyazaki. Impossible d’imaginer un film de Miyazaki sans Joe Hisaishi.

    Pour Ponyo, il compose une partition lumineuse, maritime et pleine de fraîcheur. La musique participe directement à la poésie du film. Elle ne souligne pas seulement les émotions : elle les fait naître. Les grands thèmes orchestraux évoquent : les vagues, le vent, le merveilleux, l’enfance.

    A savoir : Joe Hisaishi enregistra une partie de la musique avant même la fin de l’animation afin que Miyazaki puisse ajuster certaines scènes au rythme de la partition.

    Pourquoi Joe Hisaishi

    Compositeur emblématique du Studio Ghibli, il est souvent comparé à John Williams pour l’importance qu’il occupe dans le cinéma japonais.

    Ses partitions pour : Mon voisin Totoro ; Princesse Mononoké ; Le Voyage de Chihiro ; Le Château ambulant, font aujourd’hui partie des grandes musiques de cinéma.

    A savoir : La chanson de générique 「崖のポニョ (Ponyo on the Cliff by the Sea) est devenue un véritable phénomène au Japon : plus de 500 000 CD vendus ; numéro 1 des ventes ; des dizaines de millions de vues aujourd’hui ; chantée dans les écoles maternelles ; et presque devenue une comptine.

    LA GUERRE DU FEU (1981) - Jean-Jacques Annaud

    Musique : Philippe Sarde

    La naissance de l'humanité.

    🎬  Une fresque préhistorique d'une ambition exceptionnelle, où Jean-Jacques Annaud transforme un récit de survie en une réflexion fascinante sur la naissance de l'humanité.

    📖  Lorsque le feu, indispensable à la survie de leur tribu, disparaît, trois hommes entreprennent un voyage semé d'épreuves qui les conduira à découvrir bien davantage qu'une simple flamme.

    Pourquoi cette musique est importante.

    Le film contient très peu de langage. La musique devient donc un véritable moyen d’expression.

    " Comment composer la musique d’un monde où la musique n’existe pas encore ? "

    C'est l’une des partitions les plus singulières du cinéma français.
    Philippe Sarde imagine une partition à la fois primitive et profondément humaine. Sans jamais tomber dans le folklore, il utilise : les couleurs orchestrales, les percussions, les voix, les silences.

    Les personnages ne possèdent pratiquement pas de langage articulé. En quelque sorte… Philippe Sarde devient leur voix. La musique exprime la peur, la curiosité, la tendresse ou l’amour avant même que l’humanité sache les raconter.

    On pourrait dire que la musique accompagne l’éveil de l’humanité autant que l’aventure des personnages.

    Pourquoi Philippe Sarde

    Compositeur majeur du cinéma français, il a travaillé notamment avec : Roman Polanski ; Bertrand Tavernier ; Claude Sautet ; Pierre Granier-Deferre ; Georges Lautner ; Jean-Jacques Annaud.

    Sa capacité à adapter totalement son langage musical à chaque film en fait l’un des compositeurs européens les plus admirés.

    LES MARIÉS DE L’AN II (1971) - Jean-Paul Rappeneau

    Musique : Michel Legrand

    l'Homme dans l'Histoire

    🎬  Une comédie d'aventures menée tambour battant, portée par un des plus grands mélodistes du cinéma français. Film où Jean-Paul Rappeneau mêle avec une élégance irrésistible romance, humour, action et souffle romanesque.

     📖 Revenu en France pour divorcer afin de pouvoir se remarier, Nicolas se retrouve entraîné dans une poursuite échevelée au cœur de la Révolution française, où les bouleversements de l'Histoire se mêlent à ceux du cœur.

    Pourquoi cette B.O. est importante

    Michel Legrand accompagne le rythme effréné imaginé par Jean-Paul Rappeneau. Sa musique alterne : lyrisme, humour, romantisme, énergie. Elle participe pleinement au souffle du film. Les thèmes reviennent sans cesse, évoluent avec les personnages et donnent une incroyable fluidité à cette grande aventure.

    Le rythme de la musique épouse celui de Rappeneau : les personnages n’arrêtent jamais de courir, la caméra non plus… et l’orchestre encore moins.

    Pourquoi Michel Legrand

    Triple Oscar, collaborateur de Jacques Demy, Orson Welles, Norman Jewison, Barbra Streisand ou encore Clint Eastwood, Michel Legrand reste l’un des compositeurs français les plus célèbres au monde.
    Sa musique mêle naturellement : jazz, musique symphonique, chanson, influences classiques.




    CARROUSEL - B.O. Ciné-club

    Affiche de la séance B.O. Ciné-club au Champo, LA PLANETE DES SINGES, animée par JC MANUCEAU
    Affiche de la séance B.O. Ciné-club au Champo, LA GUERRE DU FEU, animée par JC MANUCEAU
    Affiche de la séance B.O. Ciné-club au Champo, LES MARIÉS DE L'AN II, animée par JC MANUCEAU

      LES LUNDIS HONGROIS, RETROSPECTIVE ISTVÁN SZABÓ


      CARROUSEL - LES LUNDIS HONGROIS


        LES RENCONTRES DE L'HISTOIRE

        Affiche de la séance « Derrière les drapeaux, le soleil » au cinéma Le Champo : photo d’archives en noir et blanc d’une cérémonie militaire, titre en rouge, encart de l’affiche du film à gauche, citations presse (Cahiers du cinéma, Télérama), annonce « Mardi 7 avril à 20h15 » et projection suivie d’un échange avec Olivier Compagnon (spécialiste de l’Amérique latine) et Antoine de Baecque, Les Rencontres de L’Histoire

        Manhattan-prison, président captif, anti-héros mythique : New York 1997 de John Carpenter revient au Champo.

        Il y a des films qui vieillissent. Et puis il y a New York 1997, film culte qui semble avoir attendu le futur pour devenir encore plus inquiétant.

        John Carpenter imagine une Amérique verrouillée, une société qui règle ses problèmes en murant Manhattan, et un pouvoir politique prêt à envoyer un condamné sauver ce qu’il reste de son prestige. Au milieu de cette nuit totale : Snake Plissken. Pas vraiment un sauveur. Pas vraiment un héros. Plutôt un homme qui n’a plus d’illusions — ce qui, chez Carpenter, est presque une forme de lucidité supérieure.

        Tout est déjà là : le minimalisme, la sécheresse, la musique synthétique, la ville comme piège, le héros solitaire, le pouvoir ridicule, la violence contenue, le goût du western déplacé dans un futur sale et urbain. Carpenter ne surcharge jamais : il cadre, il rythme, il laisse la nuit faire son travail. Et soudain, avec peu de moyens mais une vision immense, il crée un monde.

        Synopsis: New York n’est plus une ville : c’est une prison. Manhattan est une île murée, abandonnée à ceux que l’Amérique ne veut plus voir. Quand l’avion du président s’écrase au cœur de ce territoire interdit, les autorités sortent de leur manche un homme qu’elles méprisent mais dont elles ont besoin : Snake Plissken.

        On lui donne une mission, un délai, une menace. Il entre dans Manhattan comme on descend aux enfers. Autour de lui : ruines, bandes armées, figures folles, pouvoirs de pacotille, survivants magnifiques ou dangereux. À mesure que l’horloge tourne, le film devient une traversée nocturne, une opération de sauvetage au bout d’un monde déjà perdu.


        Excellente séance. 


        CARROUSEL - LES RENCONTRES DE L'HISTOIRE

        Affiche de la séance « Derrière les drapeaux, le soleil » au cinéma Le Champo : photo d’archives en noir et blanc d’une cérémonie militaire, titre en rouge, encart de l’affiche du film à gauche, citations presse (Cahiers du cinéma, Télérama), annonce « Mardi 7 avril à 20h15 » et projection suivie d’un échange avec Olivier Compagnon (spécialiste de l’Amérique latine) et Antoine de Baecque, Les Rencontres de L’Histoire
        Affiche de la séance « Derrière les drapeaux, le soleil » au cinéma Le Champo : photo d’archives en noir et blanc d’une cérémonie militaire, titre en rouge, encart de l’affiche du film à gauche, citations presse (Cahiers du cinéma, Télérama), annonce « Mardi 7 avril à 20h15 » et projection suivie d’un échange avec Olivier Compagnon (spécialiste de l’Amérique latine) et Antoine de Baecque, Les Rencontres de L’Histoire.