Nuits cinéma au Champo
Samedi 31 octobre à minuit
NUIT HALLOWEEN

Le Champo ne dormira pas….
🎃 Le soir d’Halloween, les ombres prennent vie et les salles obscures deviennent le refuge de nos mauvais rêves. Au Champo, sorcières invisibles, morts récalcitrants et clowns venus de l’espace s’invitent sur grand écran. Six films où le cinéma déploie tous ses pouvoirs : suggérer l’invisible, troubler les sens, donner corps aux monstres… et nous faire rire de nos peurs.
Deux salles, deux traversées de la nuit d’Halloween. 🎃 D’un côté, les sortilèges, la poésie macabre et le rire diabolique ; 🎃 de l’autre, l’horreur à visage humain, le vertige des images et la folie extra-terrestre. Choisissez votre programme de trois films et laissez-vous entraîner jusqu’au petit matin : cette nuit, les cauchemars se partagent.

Halloween : pourquoi les morts reviennent-ils nous visiter ?
Dans les traditions irlandaises liées à Samhain, l’entrée dans l’hiver ouvrait la voie aux rencontres avec les esprits. On imaginait les défunts revenir au foyer. Ces morts étaient ainsi des proches attendus autant que des visiteurs redoutés. Halloween vient « d’All Hallows’ Eve », la veille de la Toussaint. En Irlande, on creusait des navets pour fabriquer des lanternes grimaçantes et éloigner les mauvais esprits. En Amérique, la citrouille a pris le relais.
Pourquoi aime-t-on avoir peur au cinéma ?
AVOIR PEUR… et AIMER ÇA. le cinéma nous permet d’approcher le danger tout en restant dans notre fauteuil. Nous savons que nous regardons une fiction, mais nous acceptons de nous laisser prendre : attendre, trembler, retenir notre souffle… puis savourer le soulagement lorsque la tension retombe. Il y a dans cette expérience le plaisir d’éprouver des émotions intenses, de tester ses limites et de traverser, pour un temps, ce que l’on évite dans la vie.
Ce plaisir tient aussi au jeu avec le film : deviner la menace, anticiper le piège, douter des intentions d’un personnage, être surpris malgré tout. Et dans une salle, l’aventure devient collective. Un sursaut fait réagir le voisin, un rire circule entre les rangées, chacun sent qu’il partage la même épreuve. On vient chercher le frisson, et l’on découvre aussi le plaisir de l’avoir traversé ensemble.

SALLE 1 — SORTILÈGES, REVENANTS ET APOCALYPSE
De la peur de l’invisible au rire diabolique.
La nuit commence dans les bois de Blair Witch, où chaque bruit nourrit l’angoisse. Avec Dellamorte Dellamore, la peur se mêle au désir, à la mélancolie et à l’humour macabre. Puis Le Jour de la bête précipite le tout dans une course apocalyptique et burlesque. Trois rencontres avec le surnaturel, pour passer du frisson au rire noir.
🎃 LE PROJET BLAIR WITCH (1999) - Daniel Myrick et Eduardo Sánchez
- Trois étudiants s’aventurent dans une forêt pour enquêter sur une légende de sorcellerie. Ils disparaissent ; leurs images sont retrouvées un an plus tard. Des bruits, des ombres, une caméra affolée : l’invisible devient une menace, et notre imagination fait le reste.
* Quinzaine des réalisateurs — Cannes 1999.
🎃 DELLAMORTE DELLAMORE (1994) - Michele Soavi
- Au cimetière de Buffalora, Francesco Dellamorte et son assistant Gnaghi ont fort à faire : les morts refusent de rester enterrés. Une jeune veuve vient bouleverser cette étrange routine. Entre amour, solitude et morts-vivants, une fantaisie gothique où l’humour noir côtoie une troublante mélancolie.
Avec Rupert Everett, François Hadji-Lazaro, Anna Falchi.
* Prix du jury — Gérardmer 1995.
LE JOUR DE LA BÊTE (1995) - Álex de la Iglesia
- Convaincu que l’Antéchrist va naître à Madrid, un prêtre décide de commettre des péchés pour approcher le diable. Un amateur de heavy metal et un occultiste de télévision l’accompagnent. Une croisade déjantée où la comédie noire et le fantastique s’allient pour défier l’Apocalypse. Avec Álex Angulo, Santiago Segura, Armando De Razza.
* Six Goya, dont celui du meilleur réalisateur.
* Films interdits aux moins de 12 ans
SALLE 2 — MONSTRES, VERTIGES ET MAUVAIS RÊVES
Du malaise au vertige, jusqu’au délire.
Avec Golden Glove, l’horreur prend un visage humain, dans une plongée éprouvante. L’Étrange Couleur des larmes de ton corps fait ensuite vaciller les repères: place au cauchemar des images et des sons. Enfin le film Les Clowns tueurs venus d’ailleurs libère la nuit dans une extravagance monstrueuse et comique. Trois expériences différentes, jusqu’au rire qui desserre l’étau.
🎃 GOLDEN GLOVE (2019) - Fatih Akin -
- Hambourg, années 1970. Fritz Honka fréquente le Golden Glove, un bar où il rencontre des femmes isolées qu’il attire chez lui. Inspiré d’une affaire criminelle, le film de Fatih Akin plonge dans un quotidien rongé par l’alcool et la violence. Une expérience radicale et suffocante.
* En compétition — Berlinale 2019.
🎃 L’ÉTRANGE COULEUR DES LARMES DE TON CORPS (2013) - Hélène Cattet & Bruno Forzani
- À la recherche de son épouse disparue, un homme explore les secrets de son immeuble. Les pièces deviennent des pièges, les sons des menaces. Inspiré du thriller horrifique italien, ce labyrinthe de couleurs et de sensations entraîne le spectateur dans un cauchemar éveillé.
* Prix spécial Ciné+ Frisson — PIFFF 2013.
🎃 LES CLOWNS TUEURS VENUS D’AILLEURS (1988) - Stephen Chiodo
- Des extraterrestres à l’apparence de clowns débarquent dans une petite ville américaine. Leur chapiteau dissimule un arsenal où les accessoires de cirque deviennent des pièges mortels. Effets artisanaux, humour absurde et monstres multicolores : une comédie horrifique débordante d’invention pour terminer la nuit dans un rire inquiet.
*Derrière les clowns, les frères Chiodo, créateurs des créatures de Critters.
* Golden Glove film interdit aux moins de 16 ans

Historique - Carrousel
BONNE NUIT au Champo















